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日志


2009/5/22

Pensée

 
 
 
 
Et Dieu me fit femme,
avec de longs cheveux, les yeux, le nez
et la bouche de femme,
avec des rondeurs et des plis
et de doux creux.
De l'intérieur, il me creusa
et fit de moi
l'atelier des êtres humains...
 
Il tissa délicatement mes nerfs,
équilibra avec soin
le nombre de mes hormones,
composa mon sang et me l'injecta
afin qu'il irrigue tout mon corps...
 
Ainsi naquirent les îdées
les rêves et l'instinct...
 
Il créa le tout
à grands coups de souffle en sculptant avec amour
les mille et une choses
qui me font Femme
tous les jours,
et pour lesquelles, avec orgueil,
je me lève chaque matin
et bénis mon sexe...
 
Gioncoda Belli
poétesse Nicaraguayenne.
 
 
 
2009/4/4

POEME DU BONHEUR

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleur
après s'être marié, après avoir eu un enfant,
après en avoir eu un autre...
 
plus tard, on se sent frustré,parce que nos enfants ne sont pas encore
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront...
 
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé
cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possedera une plus belle voiture ou une plus grande maison,
quand on pourra aller en vacances,
quand on sera à la retraite...
 
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment
pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ???
 
La vie sera toujours pleine de défis a atteindre et de projets
à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
 
Pendant longtemps j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer... La vraie vie !
 
Mais il y a toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il falait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.
 
Et alors la vie allait commencer !!!
 
Jusqu'a ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
 
Cette perspective m'a aidé a comprendre qu'il n'y avait pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
 
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisement spécial pour partager notre temps, et que l'on se rappele que le temps n'attend pas.
Alors il faut se dire d'attendre de terminer ses études,
d'augmenter son salaire,
de se marier, d'avoir des enfants,
que ses enfants partent de la maison ou,
simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur
moment que maintenant pour être heureux...
 
Le bonheur est une trajectoire et non pas une destination !!!
 
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
 
La source de ce poème est inconnu, il apporte sa chance à qui le transmet... Ne le garde pas...
Donne le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance et du bonheur...
 
Merci à mon ami de toujours Popol de me l'avoir transmis.
Je t'embrasse fort et tu me manques...
 
Lilou
 
 
 
 
2008/8/25

*

 
RETROUVAILLES
 
 
Moments de Bonheur, moments de chaleur
chacun nous serre sur son coeur,
on est enfin arrivé chez nous.
Les revoir tous, fait un bien fou...
 
On s'installe, on se raconte nos vies
souvent, jusque tard dans la nuit.
Quelques abcès sont enfin crevés
mais les larmes sont vite oubliées...
 
Chamailleries, entre frère et soeur
de ma belle-maman font le bonheur.
Elle sourit d'un air indulgent
aux taquineries de ses grands enfants...
 
Karine gère d'une poigne de fer la marmaille
nous évitant les cris et la pagaille.
Mais où est donc passée la belle Sandrine ?
mais bien sûr, elle raconte la " Cikrane et la froumi"...
 
Cyril, répète à tue-tête son gros mot alsacien préféré,
pour Damien "Dola" a été adopté à l'unanimité.
Véro, au sccrable, stoïque, s'interpelle
parce que la pauvre, n'a aucune voyelle...
 
Garou, Joris, Mélo, Rachel, Pierre, Renaud, Quentin,
vous êtes tous de sacrés plaisantins,
David, Jérôme, Lucas, Thomas et Lili
avec vos airs enfantins, vous nous embellissez la vie...
 
Assises en bout de table, les soeurs cafetières
nous entonnent joyeusement de vieux airs,
sous les quolibets de tous les enfants
qui eux, préfèrent les années 80...
 
Un jour, c'est sûr, ici, nous viendrons habiter
pour de vous tous, nous rapprocher.
Méfiez-vous ! Une fois que nous serons installés
de nous, vous ne pourrez plus vous débarasser ! ...
 
Lilou ( 09/08/08)
 
 
*** Loin des yeux, mais pas loin du coeur ***
 
JE VOUS AIME - JE VOUS AIME - JE VOUS AIME - JE VOUS AIME - JE VOUS AIME -
 
 
 
 
 
2008/4/19

*

 
 
(Poème écrit l'été précédent lors de ma semaine de vacance dans ma belle famille dans le Sud Ouest en Gironde)
 
 
 
 
 
Famille
 
 
J'ai découvert il y a peu
le sens du mot "heureux".
Une petite maison nichée
en haut de la vallée...
 
 
Elle ne paie pas de mine
cachée par sa passiflore taquine,
mais elle respire le bonheur
et ses habitants ont un grand coeur...
 
 
Les tentes sont montées dans le jardin
on crie, on s'interpelle entre cousins,
les grands chahutent gentiment
dans une ambiance bon enfant...
 
 
 
Mémére s'affaire aux fourneaux
heureuse d'avoir la marmaille sur le dos.
On s'installe dans le jardin
sourire aux lèvres, l'apérro à la main...
 
 
Les souvenirs de famille s'enchainent,
je ne reste pas longtemps à la traîne,
adoptée par ces gens chaleureux
qui, de mon accent, se moquent un peu...
 
 
Au fil de nos ballades, émerveillée,
je découvre les ruines d'une église abandonnée,
des maisons en briques, aux volets bleus
cachées par des pins et des chênes noueux...
 
 
La nuit tombée, une fois les enfants endormis,
les grands racontent les souvenirs de famille,
sous un magnifique ciel étoilé.
Certains font rire, d'autres font pleurer...
 
 
Plus tard, sous les tentes, les rires continuent
j'ai renoncé à la chasse au dahu,
épuisée par toutes ces émotions
que je vis avec exaltation...
 
 
Bien trop vite, la semaine s'écoule,
au moment du départ, quelques larmes coulent.
Des souvenirs, j'emporte dans mon coeur
pour les emporter dans mon autre ailleurs...
 
 
Lilou (aout 2007)
 
 
 
 
Un gros baiser à ma famille d'adoption belle maman Francine, Karine et les petits,
mon beau frère Thierry et Véro - (Et non, on ne vient pas cet été pour bosser à ta maison) - Dom et Renaud.
 
Dans quelques temps, de toute façon, nous franchirons le pas, et nous viendrons nous installer par la-haut !!! Vous regretterez de nous avoir encouragé à le faire !!!
 
Merci encore à Hervé et Mumu pour notre Zeus ! Il y a des moments ou je lui tordrais bien volontiers le cou, mais je l'adore ce chien, c'est notre bébé, lol !!!
 
 
 
 
 
 
2008/3/15

*

 
 
  
 
Laisse-moi rêver
 
 
Toucher le ciel du bout des doigts
t'aimer comme un mendiant ou un roi,
faire le vide dans ma mémoire
vivre l'amour selon mon coeur... Tout croire...
 
 
Pour oublier, ce soir je veux rester
la tête sur ton épaule, les yeux fermés.
Ne trouble pas ce bonheur là
emmènes-moi où tu voudras...
 
 
Laisse-moi rêver,
d'une maison aux couleurs claires,
d'une chambre bleue près de la mer,
regarde, doucement je m'envole
je me grise de tes douces paroles...
 
 
Fais-moi sourire, emporte mon esprit ailleurs
guide les élans de mon coeur.
Raconte moi l'océan, le bruit du vent
en m'étonnant comme une innocente enfant...
 
 
Laisse-moi rêver,
aux mille je t'aime d'après minuit
danser la vie sous un ciel de nuit.
J'ai chassé cette lancinante tristesse
je réinvente la douceur de la tendresse...
 
 
Fais moi aimer ce que je n'aimais plus
fais moi retrouver ce que je croyais perdu,
invente moi les couleurs du ciel
espérer à des sermons eternels...
 
 
Laisse-moi rêver,
sois l'objet de tous mes désirs
jusque dans mes pudeurs et mon plaisir.
Je suis prête à faire le voyage,
emmènes moi dans tes nuages...
 
Laisses-moi rêver
fais-moi rêver...
 
 
Lilou.
 
 
 
Je vous souhaîte à tous, dès à présent, d'excellentes fêtes de Pâques.
 
Pour ma part, avec ma p'tite famille, nous allons rejoindre Vanessa à Reims, ainsi que son amoureux Ben et ma belle soeur Sandrine. Je me réjouis à l'avance de retrouver tout ce petit monde et renouer les liens familiaux.
 
Bisous à tous !!!
 
 
(montage réalisé par notre douce et regrettée amie Eloïse)
 
 
 
2008/1/5

*

*




 
Il était une fois
 
 
 
J'ai retrouvé là-haut dans mon grenier
un vieux livre aux pages abimées.
Les images sont un peu effacées
par les petites mains qui l'ont feuilleté...
 
 
Il attend qu'une fée, de sa baguette magique
redécouvre la magie d'un monde féerique.
Il ne demande qu'à revivre les contes d'antan,
oubliés dans un coin depuis trop longtemps...
 
 
Elle a si froid la petite fille aux allumettes
loin du chateau de la Belle et de la Bête.
Le petit poucet, chaussé des bottes de sept lieux
court dans la forêt pour semer Barbe bleue...
 
 
Dans son palais, une belle endormie attend qu'un enfant
tourne la page du livre, afin que son prince charmant,
d'un tendre baiser vienne la réveiller
et que Merlin l'enchanteur, puisse ses voeux exaucer...
 
 
A sa bergère, le ramoneur fait la cours
sous l'oeil amusé du petit garçon au tambour.
Mais que dire du vilain petit canard
rejeté des siens, il broie du noir, il a le cafard...
 
 
Au pays des Merveilles, Alice fait son entrée
elle joue aux cartes, mais sans le chat botté.
Avec impatience, elle attend d'aller au bal Cendrillon
lasse de ses corvées et de jouer la souillon...
 
 
Blanche-Neige, innocente, croque dans la pomme
sans se douter du poison que la sorcière lui donne.
Le petit Chaperon rouge ne peut pas lui dire de se méfier
elle doit se sauver, car le loup veut la croquer...
 
 
Hansel et Gretel ne connaissent pas le maléfice,
et gourmands, dégustent la maison de pain d'épice.
La petite sirène, de son chant mélodieux les appelle
mais ils vont vers leur destin, n'écoutant pas la demoiselle...
 
 
Les auteurs Andersen, Grimm et Perrault
nous ont offert de magnifiques chefs d'oeuvres en cadeaux.
Il était une fois un vieux livre aux pages abîmées
et si nous apprenions à nos enfants à encore rêver ?...
 
 
 

 


plus de choix de fonds ici

*

2007/11/16

*

 
 
Les vieux amants
 
 
Tant de tumultes, de joies, d'orages
ont traversé leur vie si sage,
de mots d'amour, en cris et insultes
voisins de leurs folies et disputes...
 
 
Mais les voila encore ensemble
au creux de ce lit qui leur ressemble.
Les draps reflètent la tendresse
de vingt ans de sentiments et de caresses...
 
 
Tout respire leurs ardeurs d'antan
doux souvenirs, oubliés avec le temps.
Ne subsiste, une fois les rideaux tirés
que le seul parfum des meubles cirés...
 
 
Elle a les seins lourds
si blancs, à la lumière du demi-jour,
il a le dos de cicatrices bardés
par les guerres qu'il semble avoir mené...
 
 
Enfermés tous ces jours, tout ce temps
dans leurs habitudes de vieux amants,
la conquête mystérieuse de leurs charmes
ne leur fait plus rendre les armes...
 
 
Vient doucement le temps de la sagesse
sur la route de la vieillesse,
et dans la chambre conjugale
sous les draps fleuris en tergal...
 
 
L'aube les trouve, encore une fois, réunis
l'un contre l'autre, tendrement blottis.
Les années passent sans faire de bruits
cortège de rides, de joies, d'ennui...
 
Lilou.
 
 
 
2007/10/25

*

Pour commencer cet article, je voulais simplement dire un grand merci à ma belle maman Francine, Karine, Roselyne, M.odile, Mimi, Domy et Lylirose pour leur présence, leur écoute, leur amour ou leur amitié... Merci à vous, votre présence me fait énormément de bien... A Yan, toujours... A Mélodie et à Marine, que j'aime de plus en plus fort...

 
 
A 20 ans
 
 
A 20 ans, tout leur parait éternel,
ils peuvent marcher sur l'eau, braver le ciel,
ils connaissent les joies, veulent ignorer les épreuves
couper les ponts, pour élargir les fleuves...
 
 
Ils sont si sûrs de leur savoir
sûrs de leur expérience et de leur pouvoir,
tout leur reste pourtant encore à découvrir
à comprendre dans leur innocence, à Devenir...
 
 
A 20 ans, ils se croient dans le secret des Dieux
face à leurs ainés, un tantinet irrévérencieux,
ils peuvent tout rêver, tout se donner
au besoin, même tout simplement recommencer...
 
 
Un grand bout de chemin est déja accompli
ils disent je t'aime dans l'amour, dans l'amitié aussi,
certains sont partis, mais d'autres sont venus
ils ont besoin de si peu, juste un peu d'imprévu...
 
 
A 20 ans, ils ont été brûlé aussi par différents soleils
pourtant bien des petites joies sont autant de merveilles.
Intimement mêlés, les couleurs de leurs projets
le trouble des regrets dans les larmes ravalées..
 
 
Il leur reste pourtant encore tout à dire,
tant de temps encore pour apprendre, grandir.
Mon compteur temps marque deux fois vingt ans
et mon innocence a disparue avec mes 20 ans...
 
 
Lilou
 
 
 
JEAN GABIN
 
" Maintenant je sais "
 
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes 18 ans
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !

 



 
2007/10/13

*


Envies
 
(inspiré par Rose "La liste" )
 
*****************
 
 
Mon amour, j'ai dressé une liste imaginée
de tout ce que je veux partager
avec toi, dans mes peines et mes délires,
mes coups de coeur et mes plaisirs...
 

 
 
Goûter ta peau au champagne
te faire le coup de la panne,
allumer ta cigarette,
humer tes tee-shirts en cachette...
 

 
 
Aller piquer des lauriers
quand tout le monde est chez Morphée,
marcher les pieds dans l'océan,
t'aimer de plus en plus grand...
 

 
 
Apprendre à jouer de la guitare
faire la tournée des bars,
m'enfermer pendant des heures un jour
pour noircir des pages de mots d'amour...
 

 
 
Ne pas retenir mes larmes
quand tu m'appelles ta petite femme,
envoyer des textos aux emmerdeurs
qui égratignent ton coeur...
 

 
 
Te faire un petit garçon
à 4 mains construire une maison,
mettre tes chaussures pour jardiner
aller à un concert et pleurer...
 

 
 
Te faire éclater de rire
avec toi, partager une bière ou un kir,
te lire une histoire coquine
jouer tour à tour la catin ou colombine...
 

 
 
Demander à Dieu encore mille ans
pour voir grandir les enfants de nos enfants,
faire un doigt d'honneur aux curieux
ignorer les langues de vipères et les envieux...
 
 
Lilou

 

Pour Yan... Toujours...

 


 

2007/9/16

*

 
 
 
CRI DU COEUR
 
 
 
Je lui ai toujours tout donné
plus d'une fois, je l'ai consolée,
lui ai séché ses larmes
même s'il n'y avait pas de drame...
 
 
 
De mon mieux, je l'ai soutenue
l'ai écouté mettre son coeur à nu,
je me suis réjouie de ses succès
sans jamais une pointe de regrets...
 
 
 
Jour après jour, je l'ai regardé grandir
dans ses joies, ses peines, ses rires.
Je lui ai appris à croire en elle
en ses rêves, tantôt sage, tantôt rebelle...
 
 
 
J'ai lu ses écrits, ses essais, ses poèmes,
parfois en parfaite harmonie, parfois à la traîne,
incapable de déchiffrer ses sms, à l'affût de ses mots
comme si c'étaient de magnifiques cadeaux...
 
 
 
La petite fille est devenue grande, réfléchie,
sûre de ces choix, elle avance dans la vie,
oubliant certains principes, elle devient égoiste
me laissant bien souvent blessée et triste...
 
 
 
Nouvelle vie, des promesses oubliées
des phrases parfois difficiles à pardonner
qui font mal et m'atteignent en plein coeur
créant autour de moi incompréhension et peur...
 
 
Où est passée ma petite fille, mon enfant ?
Celle que j'aime si fort même si elle a 19 ans ?
Pourquoi pense-t-elle que tout lui est acquit
est-ce mon éducation, qui quelque part, a failli ?...
 
 
 
Je me débats moi aussi avec nos problèmes
récoltant, malgré moi, ce que d'autres sèment,
essayant malgré tout, de faire de mon mieux,
avec amour, même si cela, pour elle, peut paraître peu...
 
 
 
Elisabeth
 
(Pour Vanessa - le 16/09/07-)
 
 
*** Que ton chemin soit parsemé de réussites dans tout ce que tu entreprendras, et d'amour, mais ça, je n'en doute pas une seconde, puisque ton père et Ben sont là, jamais loin, pour te soutenir ***
 
 
2007/9/8

*

 
 
 
 
TES MOTS
 
 
Et si tu m'écrivais ces mots tant attendu
sans détours, mensonges ou îdées reçues,
tes nuits de sommeil embellis par tes rêves
avant que le jour ne te les enlève...
 
 
Sur le papier blanc, tes lettres rouges et noires
juste pour le plaisir et la joie de les boire,
des mots sans suite et sans aucun sens,
ton verbe chantant de lignes sous influence...
 
 
Décris-moi nos étés brûlants sur la plage.
Le roulis des vagues m'envoie leur douce musique,
le vert de tes yeux réflétant les tropiques,
s'imprime dans ma mémoire, en marque page...
 
 
S'il te plait, ne pose pas encore ta plume
écris-moi tes souvenirs, sans aucune amertume,
tes rendez-vous avortés de demain
toutes ces heures oubliées, ton chemin...
 
 
Ecris-moi ces mots que j'aime entendre
ils me donneront l'espoir de pouvoir te comprendre,
même si l'eau déborde de ton coeur, tes larmes
ne sont pas mon indifférence, mais ta plus belle arme...
 
 
Moi, je noierais alors mes îdées noires
en accostant avec joie au port de l'espoir.
Il me semble que ta voix répand sur le papier
toutes mes questions et mes pensées...
 
 
La vie ne m'empêchera pas de tout effacer
l'encre de tes mots en mon coeur préservé.
Le mistral s'est levé, soufflant vers le midi
ma réponse à tes mots "à jamais, à toi, je suis"...
 
 
Elisabeth  
2007/8/21

Cindy

 
 
 
 
CINDY
 
 
C'était une jeune fille,
une enfant du pays.
Elle avait 17 ans
des yeux bleus, un sourire éclatant...
 
 
Elle aimait les fleurs
leur composition, leur odeur.
A l'école horticole elle allait
et leurs secrets, elle apprenait...
 
 
Elle avait des rêves plein la tête
elle était vive, une jolie brunette.
Elle aimait les dauphins,
et les chérissait en son sein...
 
 
C'était une jeune fille
elle avait des amis, sa famille.
Tout le monde l'appréciait,
elle était franche, mais avait ses secrets...
 
 
De bon matin, chaque jour
elle suivait le même parcours.
Elle enfourchait son vélo
prenait ses affaires et son sac à dos...
 
 
Elle prenait ce chemin en lacets
qui, pour elle, n'avait plus de secrets,
et puis... Au détour du virage,
l'effroyable, l'impensable dérapage...
 
 
Le conducteur de la voiture l'a fauché,
sur la chaussée elle à chuté.
Le sang a recouvert ses cheveux,
doucement, elle a vue approcher les cieux...
 
 
Il ne reste en souvenirs
que ses rêves avortés, ses rires,
un ruban autour d'un arbre noué
que le temps doucement a éffacé...
 
 
C'était une jeune fille
sur cette route, elle a perdue la vie.
Elle avait dix sept ans
des yeux bleus, un sourire éclatant...
 
 
Elisabeth.
 
(En hommage à Cindy, décédée le 29/01/02 - la nièce de Yan, à sa famille)
 
2007/5/12

*

 
LE CHANT DES SIRENES
 
 
Assieds-toi au bord de la jetée
laisses-toi aller à rêver,
écoutes le chant mélodieux des sirènes
la prophétie de ces déesses magiciennes...
 
 
Remercies l'océan qui t'offre leur mélopée
pour faire bercer tes rêves enchantés,
entends-tu les accords tragiques
de leurs petites flûtes magiques ?...
 
 
Combien de marins se sont émus
en perçevant leurs plaintes éperdues ?
Déesses blondes ou brunes aux dents étincelantes,
mettant en avant leur poitrine insolente...
 
 
Pauvres fous, plus qu'ensorcelés,
allant jusqu'à perdre la vie pour tant de beauté,
pour ces filles de Calliope
qui, sur les vagues, chantent et se lamentent...
 
 
Regardes les peigner lentement
leurs longs cheveux couleur d'algues ardent,
croises ces regards d'où tu ne reviens pas
d'un monde de nacre imaginé tant de fois...
 
 
Tous les marins du monde
espèrent et craignent entendre ces sirènes vagabondes,
rêvant comme Ulysse de leur résister,
prêt pour elles à prier la belle Circée...
 
 
Assieds-toi au borde de la jetée,
laisses-toi aller à rêver,
peut-être en aperçevras-tu une au loin
prête à t'emmener dans son monde magique et marin...
 
 
Elisabeth
2007/4/19

*

 

ETRE UN HOMME
 
 
Je voudrais, juste une fois, être un homme, pour te dire
sans aucune pudeur, mes envies, mes désirs,
te chuchoter ce qu'en secret, tu m'inspires
et voir mes mots te faire rougir...
 
 
Je voudrais être louve ou démon
te guidant dessous mes jupons,
tes mains dévoilant avec impatience, à tâtons
mes plus beaux atours, sans façons...
 
 
Devenir ta petite sirène dans l'océan
te rendre vulnérable à mon regard d'argent,
t'arrimer au filin de l'amour
jusqu'au pied de mon ancre, à toujours...
 
 
Je voudrais t'aguicher, telle une chatte, te faire la cours
lascérer ton coeur de ma patte de velours,
puis comme l'aigle noir, te prendre dans mes serres
et t'emmener faire l'amour dans mon repaire...
 
 
Je voudrais être pire qu'une catin, pleine de vices
t'enivrer à ma source des délices,
t'attacher dans des draps de luxure,
te donner du plaisir sans aucune censure...
 
 
Je voudrais te donner ma sensualité
et des nuits de plaisir sans cesse renouvelés,
t'envelopper de mes bras langoureux
couvrir tes lèvres d'ardants baisers de feux...
 
 
Je voudrais, juste une fois, être un homme,
te faire ressentir le plaisir que tu me donnes,
te murmurer ces mots, encore et encore
quand, épuisée d'amour, tu t'endors...
 
 
 


 

2007/4/15

*


 

AIMER SANS RETOUR
 
 
Aimer sans attendre de retour,
donner à tous les alentours.
Connaître le jour de l'innocence,
jusqu'à la nuit de tous les sens.
 
 
Verser les larmes d'une joie sans mots
devant l'enfant dans son berceau.
Tenir du bout de ce bambin
la douce chaleur de sa main.
 
 
Guider le chemin des enfants
ils sont notre chair, notre sang.
Empêcher les vices, les sévices
de les atteindre même par malice.
 
 
Leur construire l'avenir des grands,
sans haine, sans honte, sans argent.
Aimer comme à l'adolescence
et accepter son insouciance.
 
 
Réinventer le verbe aimer,
préserver sa virginité,
apprendre des gestes nouveaux
simplement par ce qu'ils sont beaux.
 
 
Offrir son coeur sans calcul
sans jamais avoir de recul.
Eclairer l'ombre de la lune,
éteindre le feu de la rancune.
 
 
Croiser les yeux d'un mendiant
et lui donner le sentiment
de ne plus fuir sa déchéance
pour occulter l'indifférence.
 
 
Donner son manteau à celui
qui, sans la noirceur de la nuit,
fait les cent pas sur le trottoir,
pour ne pas mourir dans le noir.
 
 
Soutenir la main de l'aïeul
mettre dans la poche son orgueil
ne pas avoir peur de veillir
se résigner sans un soupir.
 
 
Aller sur la voie de la tendresse
et oublier le mot tristesse.
Ne pas noyer sa solitude
dans une mer d'incertitude.
 
 
Aimer à perdre la raison
le dire aussi sur tous les tons.
Aimer la couleur de l'amour
pour qu'il rime avec toujours.
 
 
Aimer l'amour avec ivresse
la vie est chanson d'allégresse.
Ne pas laisser s'assoir l'envie
sur le sofa de notre vie.
 
 
Prendre les rues de traverse
comme l'écolier qui disperse
au vent des quatre horizons
livres et cahiers de brouillon.
 
 
Aimer contre vents et marées
sous le soleil des alizés.
Vaincre les tempêtes de nos coeurs
pour en effacer les rancoeurs.
 
 
Aimer sans attendre de retour
sans faire de longs discours.
Connaître des jours sans gloire
mais toujours aviver l'espoir.
 
 
Aimer pour vivre, vivre pour aimer
faire don de sa vie pour aimer.
s'enfuir loin des bras de l'ombre,
construire l'amour de ses décombres.
 
 
Etre le roi et la reine sur un échiquier
ne pas être le pion, bouger le cavalier
une poussière au fond du sablier
égraine les heures de la destinée.
 
 
Aimer aujourd'hui comme demain,
renaître par un rêve un matin.
Aimer sans prendre de détours
aimer sans attendre de retour.
 
 
(le 25 octobre 2003) Jeannine BIEHLER

2007/3/28

*

 

FAUX AMI(E)S
 
 
Comme l'amour, l'amitié à ses lois
si tu ne les acceptes pas, prends garde à toi.
Derrière les mots fleuris et sucrés
le venin, très vite, devient ascéré...
 
 
A chaque nouvelle fois, tu veux y croire
tu confies tes doutes, tes joies, tes espoirs.
Tu partages des rires, des confidences
le tout, dans la plus parfaite innocence...
 
 
Tu jures qu'elle restera ta meilleure amie
main dans la main, on avancera dans la vie.
Des promesses de soutien sont échangés
" Jamais on ne trahira, sur moi, tu pourras compter "...
 
 
Paroles creuses, emportées par le vent
paroles mensongères, emportées par l'ouragan
de la mesquinerie et la jalousie de certains
qui craignent pour leurs égoïstes lendemains...
 
 
Tu auras beau essayer te faire comprendre
tu auras beau essayer te défendre,
c'est toujours toi qui aura tord
et qui essaiera de te justifier encore et encore...
 
 
Jusqu'au moment ultime ou tu te mures dans le silence.
Il restera ton unique défense, ta seule chance
de te sortir indemne de cette amitié falsifiée
où tout n'était que trahison et jeu faussé...
 
 
Tu apprendras à prendre sur toi
tu apprendras à faire d'autres choix.
Comme l'amour, le temps apaisera la blessure,
tu avanceras encore, puis tu finiras par panser cette cassure...
 
 
Elisabeth
 
( A mes meilleures amies : M.Odile, fidèle depuis des années, malgré mes silences parfois... Pour Roselyne qui a été là dans les pires moments d'avant - et pour ma p'tite Noun de Lyon -  Je vous aime très fort ) !!!
 
 
 
 
*** La terre nous fait attendre ses présents à chaque saison, mais on recueille à chaque instant, les fruits de l'amitié ***
 
 
 

2007/3/23

L"âge d'or...


  CREPUSCULE 
 
 
Ils ont les yeux délavés, la peau ridée
leurs gestes sont moins sûrs, leurs pas moins assurés,
leurs corps se sont recourbés comme un arbre noueux
ils ont passé un demi-siècle ensemble, heureux...
 
 
 
 
 
Deux inconnus, deux anonymes parmi d'autres gens.
Leur histoire d'amour est unique pourtant
la guerre les a fait souffrir et les a marqué,
ils ont subi des privations mais se sont relevés...
 
 
 
 
 
Un petit nid douillet, ils se sont construits.
Il a travaillé dur pour subvenir aux besoins des siens,
leurs enfants ne sont jamais sortis du droit chemin
ils ont même très bien réussi leur vie...
 
 
 
 
 
Ils ont eu leur part de blessures et de chagrins
ils ont perdu des leurs, ils ont versé des larmes,
mais toujours ils se tiennent par la main
ils surmontent les épreuves et restent sereins...
 
 
 
 
 
Les années passent, les cheveux blanchissent
leur vie active s'éloigne peu à peu,
ils réapprennent à vivre seuls, à deux
leur peau se marque de rides profondes, ils vieillissent...
 
 
 
 
 
Les voila à la retraite, ils sont grands-parents,
ils sentent à présent le poids des ans.
Ils ont les yeux délavés, la peau ridée
leurs derniers moments, ensemble, ils vont les passer...
 
Elisabeth.
 
 
 
 
*** Les cheveux blancs marquent les années et non pas la sagesse ***
 
2007/3/16

*


 
 
 
DU TEMPS
 
 
Combien de temps pour oublier
un regard, un sourire, un visage,
combien de temps, d'années, pour arriver
tout au bout du voyage ?...
 
 
Combien de temps pour arrêter
le manège incessant aux images,
pour avoir le courage de s'en aller
vers d'autres beaux rivages ?...
 
 
Combien de temps pour accepter
de se voir dans le miroir
bien en face, sans pleurer,
sans se haïr, sans se mentir ?...
 
 
Combien de temps pour entendre d'autres coeurs charmeurs
j'ai encore des amours à vivre
mais il me reste bien des pleurs
pour affronter d'autres malheurs et survivre...
 
 
Combien de temps pour effacer ces chansons
et ne plus avoir au coeur ce pincement,
qui rimaient tant avec notre passion,
un mois, un an, plus de cent ans ?...
 
 
Combien de temps pour ne plus l'attendre,
espérer un mail, soupirer après sa voix,
avoir sur mes lèvres, ce goût de cendres,
et le prendre enfin ce nouveau chemin ?...
 
 
Combien de temps, pour ne plus voir
chaque minute, chaque nuit son sourire,
pour ne plus vouloir, ne plus croire
que je peux en mourir ?...
 
 
Combien de temps pour oublier
de pleurer enfin sur soi-même,
combien de temps pour s'habituer
à redire " je t'aime " ?...
 
Elisabeth
 

2007/2/24

Marine...

MARINE...
 
 
Elle a des yeux bleu océan
un sourire à me ravir le coeur,
elle a des paroles innocentes d'enfant
pour mon bonheur ou qui font peur...
 
 
 
 
 
 
 
 
Elle a des boucles blondes
petit bout de femme de deux ans et demi,
quand elle prend ma main, la joie m'inonde
un instinct protecteur m'envahit...
 
Elle a cet air angélique,
à demi- diablesse, à demi-ange
de celle qui sait qu'elle me dérange
mais peu m'importe, je ne prends rien au tragique...
 
Elle respire la joie de vivre
un peu perdue dans sa nouvelle vie,
heureuse et en même temps craintive
et pourtant, si belle, quand elle me sourit...
 
 
 
 
 
 
 
Elle à un prénom marin
qui sonne, telle une douce mélodie,
est-ce un signe du destin ?
petite fille, friponne, apporte-moi encore ta fantaisie...
 
Et même, s'il y aura des moments difficiles
même si nous cherchons tous nos repères,
même si je reste malhabile,
je fais confiance à mon étoile et à ses repères...
 
 
 
Eli (24/02/2007)
 
Pour Marine et pour Yan...
 
 
Petite info
 
Ceci est mon dernier billet pour le moment.
Comme la plupart d'entre vous le sait, je suis en plein préparatifs pour mon déménagement, prévu la semaine prochaine samedi... (d'avance merci, à tous mes amis du quai, les cartons sont lourds, mais nos colis de quincaillerie, encore plus) !!! ... On ne s'inquiète surtout pas, on fera provision de bières, mais pas à chaque descente d'escaliers) !!! Je vous surveille, et merci à Sylvia pour l'approvisionnement de la troupe. Merci à Popol pour la camionnette qu'il met si gentiment à notre disposition...
ATTENTION la casse se paie !!!! Lol
 
Nous allons dans la Vallée de Villé, dans une charmante maison, avec terrasse et jardin. il y a même un pré derrière la cuisine avec des ânes... Un retour à la nature en somme !!!
 
Nouveau départ, nouvelle vie...
 
Ma connection internet suit... Mais pas l'installation de notre salle informatique... Ca prendra quelques jours, mais je ne vous oublie pas...
Pas de Bétises et à très vite...
 
Je vous embrasse...
 
Petite Sirène
 
 
2007/1/29

*



 

REVEILLE -TOI
 
 
Réveille-toi, c'est demain, cesse de rêver.
Le jour t'ouvre les bras, il t'apporte la joie.
Tes nuits de cauchemard sont loin derrière toi,
laisse entrer le soleil, il va tout effacer.
 
 
 
Frotte tes yeux encore tout endormis,
étire tes membres, puis sort de ta couche
le mois de mai a mis sa dernière touche
en peignant la nature avec minutie.
 
 
 
Des milliers de couleurs aux nuances pastel
sont là, dans le sous bois. La petite clochette
blanche se cache près de la violette.
Un immense jardin t'attend, il t'appelle.
 
 
 
Quitte donc ta maison, va dans l'herbe tendre
la pâquerette ouvre ses pétales au coeur d'or
enfouissant ta tristesse dans un bouton d'or
oublie donc ta rancoeur, rien ne sert d'attendre.
 
 
 
Laisse entrer la lumière dans ton coeur transi.
Elle atténue ta peine, allant vers l'oubli.
Va contempler la mer dansant sur la grève,
son incessant roulis te berçant sans trêve.
 
 
 
Emporte tes regrets au large, loin devant.
Envoie ton amour perdu au gré des vents.
Ils se chargent d'effacer de ta mémoire
tes nuits sans sommeil et tes jours de désespoir.
 
 
 
Réveille-toi, ouvre ta fenêtre, la vie
t'entraîne dans un tourbillon. Son incessant
ballet t'accompagne encore, vers l'infini,
là-haut vers le soleil, tu as bien tout ton temps.
 
 
 
Ton bonheur il est là, la nature est si belle
dans ses tonalités et couleurs d'arc-en-ciel
secoue tes souvenirs, ils sont la poussière
de larmes enfouies au fond de tes paupières.
 
 
 
Réveille-toi, c'est demain, cesse de pleurer,
la vie t'ouvre les bras et te permet d'aimer.
La lumière suffit pour éclairer ton chemin,
marche donc vers l'oubli, marche vers ton destin.
 
(2 Mai 2004) Jeannine BIEHLER